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LES PAYS EN VOIE DE SOUS DEVELLOPPEMENTS.
OÙ ALLONS-NOUS ?
La refonte des relations économiques internationales sur les principes de l’égalité et de la justice est une nécessité objective de notre époque. Les pays sous développés ayant secoué le joug colonial doivent mener une lutte active pour l’instauration d’un nouvel ordre économique international pour barrer la route à cette recolonisation à laquelle nous assistons aujourd’hui.
La tendance croissante des pays développés à recourir à une politique et une pratique unilatérales et discriminatoires de coercition afin d’exercer une pression économique et politique sur les pays pauvres, surtout leurs dirigeants qui réfléchissent différemment d’eux.
A ces sanctions commerciales s’ajoutent les saisies-arrêts des comptes bancaires des pays en développement,le refus de leur accorder des crédits,le blocus maritime,la fermeture des filiales locales des transnationales.
Les conflits régionaux eux aussi coûtent cher aux pays en développement, au plan tant politique qu’économique.
« Il n’y a pas de salut pour l’Afrique sans unité » disait Julius Nyerere de la Tanzanie.
Le changement de comportement des pays développés pourrait débarrasser les pays sous développés de ce lourd fardeau.
Mais l’Afrique est encore obligé de dépenser à des fins militaires au détriment de l’instruction, l’éducation et la lutte contre la famine.
De tous les problèmes du développement économique intérieur des jeunes Etats,mais aussi du dialogue Nord-Sud,le plus menaçant et le plus général est celui de la dette de ces pays envers les gouvernements et les banques de l’occident.
« Les racines de cette situation plongent encore dans l’ère coloniale ».
De ce fait la crise actuelle est le résultat logique et une expression du fonctionnement injuste du système économique international.
La réalisation des « programmes d’austérité »imposés par l’occident a placé de nombreux Etats devant la menace de l’arrêt de leur développement.
Enfin,les banques refusent à présent,sous toute sorte de prétextes,de nouveaux crédits aux pays en développement préférant en toucher un bénéfice net.
C’est ainsi que derrière le problème de la dette se profilent les consignes idéologiques de l’occident,sa répugnance à reconnaître aux jeunes Etats le droit de choisir leur propre voie de développement.
Les pays capitalistes et les institutions financières refusent de reconnaître « la diversité des conditions économiques et sociales des pays en développement » et tentent d’utiliser la politique des crédits comme instrument pour implanter par la force l’idéologie occidentale dans le monde en développement.
Par conséquent,les consommateurs occidentaux continuent à avoir besoin des matières,mais seulement à des conditions leur permettant de s’enrichir grâce à l’exploitation des pays en voie de développement.
La crise des matières premières réside essentiellement dans le fait que les pays sous développés sont les producteurs de matières premières,mais aussi parce qu’ils restent en marge du progrès scientifique et technique,acquis de la révolution scientifique et technique monopolisé par les multinationales.
L’industrialisation de nos pays est acculé dans l’impasse
Compte tenue de l’aggravation brutale du problème alimentaire dans les pays sous développés,il urge de mettre à nue le fonctionnement des bourses,du FMI ,de la BIRD.
Le Fonds Monétaire International :
Mécanisme de l’exploitation néo-colonialiste
*Le gouvernement d’un pays en voie de développement commence à mener une politique économique indépendante, refuse les « recettes » et les crédits du FMI.
*Les entrepreneurs locaux et étrangers « ne font plus confiance »à la politique du gouvernement,il n’y a plus d’investissements dans l’économie,les réserves de devises diminuent,etc. le gouvernement demande des devises au FMI.
*Le FMI prescrit la dévaluation de la monnaie nationale, la diminution des crédits budgétaires, le blocage des salaires,la réduction du secteur public de l’économie etc.
*Le gouvernement obéit au FMI, suspend les transformations progressistes en cours dans le pays.
*Le gouvernement devient impopulaire, sa politique antérieure est discréditée, les larges couches sociales retirent leur soutien au gouvernement, dont l’existence est menacée.
*Le gouvernement recourt à d’autres mesures « impopulaires »,afin d’obtenir de nouveaux crédits,il accepte de perdre encore plus de son indépendance.
La pression sur le gouvernement dans le pays même augmente.
*Le gouvernement se voit obligé soit de renoncer aux transformations socio-économiques progressistes, et de suivre une politique avantageuse pour l’occident en échange d’injection périodiques de devises,soit de rejeter de nouveau les « recettes » du FMI ,avec toutes les conséquences économiques qui en découlent.
Il est évident que tant que ne nous affranchissons pas de ce système, nous serons des pays en voie de sous développement.
Nos dirigeants doivent prendre conscience de leur rôle afin d’informer,éduquer et former leur peuple pour affronter le défi du développement au lieu de rester passif tout en maintenant la population dans l’ignorance.
Les dirigeants des pays sous développés devraient comprendre que sans la compréhension de leur peuple,ils ne pourront jamais « affronter » l’occident et encore moins réfléchir le développement.
« C’est ensemble que nous pourront gagner la lutte d’émancipation économique »
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