Lundi 27 octobre 2008 1 27 /10 /Oct /2008 10:54

 

QUE VEUT L’AFRIQUE ?

L’AIDE FINANCIERE INTERNATIONALE FAVORISE LA MAUVAISE GOUVERNANCE EN AFRIQUE.

Il serait bien de s’arrêter un peu sur le fonctionnement de nos Etats, pour comprendre à quel point nos dirigeants ne fournissent aucun effort pour aller au développement.

En tant que Maliens, je dis qu’un autre Mali est possible.

Les dirigeants ont décidé de laisser l’économie réelle pour s’occuper d’une artificielle qui sert à leurs intérêts.

Ils maintiennent la population dans la misère, l’ignorance et ne ménage aucun effort pour briser la résistance de ceux qui ont compris.

Si le changement ne vient pas d’en haut (dirigeants) il viendra d’en bas (la population).

Le Mali est certainement l’un des pays les plus pauvres de la planète selon les indicateurs.

Il existe plutôt un disfonctionnement des rapports entre la société et les gouvernants.

La division sociale du travail héritée de nos anciens est brandi comme étant des valeurs pour mieux exploiter les différentes classes. Cette hiérarchie féodale permet de maintenir la majorité sous le joug de l’exploitant. C’est un esclavagisme intelligent. Cette désarticulation de la société permet de nous maintenir divisés.

Il n’existe pratiquement plus de travail, ceux qui en trouvent touchent des miettes. Un salaire ne permettant ni de manger, ni de se loger, ni de se soigner, encore moins d’épargner. L’homme est amener à se battre pour juste manger.

Au Mali on dit : « nasongo ».Chacun court chercher son prix de condiment du jour.

En effet, aucune organisation n’est possible car le peuple n’a pas le temps de s’arrêter pour écouter, encore moins de réfléchir.

Nous vivons la précarité de façon ignoble et la retraite et effrayante.

Bien sur les nobles, les riches, les gouvernants profitent de façon éhontée nos maigres ressources. Au lieu d’investir ces maigres ressources pour créer de la valeurs, ces malheureux préfèrent  la consommation : voitures de luxes, voyages etc.

On nous insultent, mais devons applaudir pour manger.

Au Mali, le travail ne compte pas, le mérite non plus, pas de dignité, pas de loyauté, pas de civisme, pas de courage.

Il suffit d’être malhonnête, tremper dans la magouille et être protégé par un « boss ».

Le Mali vaut mieux que ça.

Il est temps que les dirigeants arrêtent de nous prendre pour des imbéciles et qu’on se mette tous au travail pour un Mali nouveau.

Il s’agit aujourd’hui de croire en nos capacités de changer le Mali.

 Nous avons besoin d’une nouvelle race de dirigeants qui comprennent les besoins et les attentes du peuple et capables de remettre les gens au travail. Nous avons un potentiel qui le permet : le fleuve Niger, Sénégal, l’or, la terre et les hommes.

Mais au lieu de renforcer nos ressources humaines, nous avons choisit de détruire les bases de la formation et de la production : sabotage de l’école et de nos unités de production.

On veut continuer à nous faire croire que ce comportement, nous le puisons de valeurs ancestrales : la docilité, l’acception de l’humiliation, le laxisme, le népotisme et que sais-je encore.

« Nous devons gagner le respect de nous-mêmes ».

« Maintenant est venu le temps de réaliser les promesses de la démocratie, de faire de la justice une réalité pour tous les enfants de ce pays ».

La reconnaissance des droits du « bas peuple »s’impose à tous.

OBAMA disait:  « yes, we can change ». J’y crois et nous pouvons changer si nous croyons en notre capacité de changer.

Nous devons refuser l’aide financière internationale accordée aux dirigeants.

Nous avons des talents que nous pouvons utiliser.

Il faut qu’on commence à penser autrement, compter sur nous-mêmes.

La crise économique actuelle démontre que notre développement nécessite une autre approche.

 L’économie doit profiter à la majorité et non à une classe.

En réalité, nous n’avons besoin de personne pour nous donner quoi que ce soit.

En démocratie, il faudra donner plus de pouvoir au peuple et non se substituer à lui par la ruse.

Les choses vont changer et feraient mieux de changer.

Nous devrions accepter de regarder la réalité en face : « le pays va mal ».

Nous devons refuser l’exploitation même ceux de nos frères, nos chers dirigeants.

Nous devrions nous mettre au travail pour une économie réelle.

Nous avons besoin d’être respecté par nos dirigeants.

Qu’ils aient le courage de nous dire la vérité.

L'Afrique se relevera.
Approprions nous de la democratie. 

 

 

 

 

Par BOCOUM - Publié dans : POLITIQUE
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  • BOCOUM
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  • 06/05/1963
  • POLITIQUE AFRIQUE ECONOMIE EDUCATION EMPLOI
  • DIRECTEUR COMMERCIAL. JE SUIS PROFONDEMENT ENGAGE POUR LE DEVENIR DU MALI,DE L'AFRIQUE ET DE L'HUMANITE ENTIERE.

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